Le Canton d’Ely
Ce canton est
baptisé ainsi en l’honneur de Charles Loftus, Marquis
d’Ely, Maître général des Postes canadiennes de 1789 à 1806. Le
comté administratif « Isle of Ely » se trouve en Angleterre dans
le Cambridgeshire.
Les
Cantons-de-l’Est sont composés de plus de 70 cantons qui ont
chacun leur propre histoire. Après la guerre d’Indépendance
américaine, des Loyalistes veulent acquérir des terres au
Canada. Le 13 novembre 1802, Amos Lay et ses associés obtiennent
le Canton d’Ely qui compte 296 lots. Celui-ci est divisé en 11
rangs dont 8 contiennent 28 lots chacun et 3 autres rangs
contiennent 26, 24 et 22 lots. Chaque lot a environ 200 acres.
Amos Lay réserve les lots numéros 2,4,5,6,8 et 9 dans le rang 1,
mais nous n’avons aucune preuve qu’il y ait habité. Cependant,
nous retrouvons le nom d’un de ses descendants, le Dr
Amos W. Lay, dans les documents officiels.
Afin de
décrire le territoire, mentionnons la présence de la rivière
Noire dont les nombreux méandres causent tant de soucis aux
résidents. Elle se divise en embranchements dont les principaux
sont le ruisseau Brandy Creek et la rivière Ulverton. Le mont
Valcourt, que l’on nomme au début Cobble Hill, fait la fierté de
la région. Au 19e siècle, une mine de cuivre y est
exploitée pendant une courte période. Une route vers Montréal
est construite au nord du canton et le chemin Craig traverse
l’Est du canton à partir de Racine. L’axe Richmond-Waterloo est
développé par la suite.
Le
canton d’Ely est concédé en
1802, toutefois, ce n’est qu’avec le milieu du 19e
siècle que l’activité politique sera vraiment significative. Dès
1840, les districts municipaux se mettent en place sous la
responsabilité d'un préfet nommé par le gouverneur. Les
districts municipaux sont remplacés par des municipalités
locales (1845), le Canton d’Ely est constitué en
municipalité locale le 1er juillet 1845. Cette
municipalité comprend les Townships de Roxton et d’Ely. Les
municipalités locales sont elles-mêmes transformées en
municipalités de comtés (1847), tout en maintenant les
municipalités de villages et de villes. Cette municipalité est
donc abolie en 1er septembre 1847 pour être rattachée
au territoire de la municipalité du comté de Shefford. Le 1er
juillet 1855, « L’Acte des Municipalités et Chemins du
Bas-Canada » est promulgué. Sans abolir le Conseil de comté,
cette loi jette les bases du système municipal actuel et crée la
municipalité « Township of Ely ». Avec l'Acte des Municipalités
et des Chemins du Bas-Canada (1855) et l'Acte Municipal du
Bas-Canada (1860), la municipalité prend de plus en plus de
place en tant que limite administrative. Le 1er
janvier 1864, le « Township » Canton d’Ely tel que décrit
ci-haut, voit sa partie nord, comprenant Maricourt et
Sainte-Christine, se détacher pour former Ely Nord. Le Canton
d’Ely comprend alors Racine, Béthanie, le village de Valcourt et
le Canton de Valcourt.

1802 –Cession du canton d’Ely
1855
–Municipalité du Canton d’Ely
1864
–Municipalité d’Ely Nord (Maricourt)
1912 –Municipalité d’Ely Est
(Racine)
1920
–Municipalité de l’Enfant-Jésus (Béthanie) rangs 9,10 et 11
1929
–Municipalité du village de Valcourt
1964 –Canton
d’Ely devient Municipalité du Canton de Valcourt
Dans ce
chapitre, nous traitons du canton d’Ely dont seront retranchées
Racine et Béthanie, c’est-à-dire, les municipalités du Canton de
Valcourt et du village de Valcourt. Au 19e siècle et
jusqu’en 1929, ces deux municipalités ne forment qu’une
seule entité. Nous avons consulté le relevé des minutes de la
municipalité du Canton d’Ely commençant le 16 janvier 1860.
C’est grâce, entre autres, à ces documents que sont conservées
les traces du dynamisme de la vie municipale.
Le conseil de la municipalité du Canton d’Ely
siège au Centre civique à côté du vieux couvent. Les besoins se
révélant distincts, le village obtient son incorporation en
1929. Les deux conseils de municipalité continuent à siéger au
même endroit jusqu’à la construction du premier hôtel de ville à
Valcourt. Le conseil du Canton d’Ely se déplace par la suite
dans le rang 5 sud et devient, en 1964, municipalité du Canton
de Valcourt. Actuellement, le local administratif est situé sur
la rue De la Montagne.
Au fil des
années, de nombreuses ententes, notamment en ce qui a trait aux
services de sécurité et de loisirs sont faites entre la ville de
Valcourt et le Canton de Valcourt. Grâce au génie inventif de
Joseph-Armand Bombardier, natif de l’endroit, Valcourt connaît
une expansion industrielle internationale. De nos jours,
Valcourt offre des infrastructures modernes et diversifiées.
Nous abordons
les différents thèmes qui sous-tendent la vie collective.
Organisation municipale régionale
En 1855, en conformité avec
les dispositions du « Lower Canada Municipal an Road Act 1855,
le maire de la Corporation du Canton d’Ely siège au Conseil de
Comté, de Shefford. À cette époque le Conseil de Comté est formé
des corporations suivantes : Canton d’Ely, Canton de Shefford,
Canton de Granby, Canton de Roxton et paroisse de Stukely
Nord. Il siège sur ce conseil jusqu’à 1980. Durant cette période
certains maires du Canton d’Ely ou de Valcourt occupe le poste
de préfet :
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1893
– 1895 |
Beaudry Louis V. |
Canton d'Ely |
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1908 |
Bissonnette Octave |
Canton d'Ely |
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1913
– 1916 |
Dupaul Joseph |
Canton d'Ely |
|
1940 |
Drouin Frédéric |
Canton d'Ely |
|
1943 |
Desmarais Zoel |
Valcourt |
En 1980, par la Loi sur
l’aménagement et l’urbanisme, le gouvernement constitue les
municipalités régionales de comté (MRC). Siègent sur le conseil
de la municipalité régionale de comté (MRC), les maires des
municipalités qui la compose. À cette époque, la MRC du
Val-Saint-François comprend les municipalités suivantes :
Bromptonville, Richmond, Valcourt, Windsor, Kingsbury,
Melbourne, Saint-Grégoire-de-Greenlay, Lawrenceville,
Saint-Denis-de-Brompton, Saint-François-Xavier de Brompton,
Canton de Brompton, Canton de Cleveland, Canton de Melbourne,
Canton de Windsor, Canton de Valcourt, Stoke, Bonsecours,
Brompton-Gore, Maricourt, Racine, Saint-Claude et
Sainte-Anne-de-la Rochelle. Des redécoupages ont causé le départ
de Bromptonville et du Canton de Brompton et la venue de
Ulverton, tandis que certaines municipalités ont agrandi leur
territoires par les fusions. Il en est ainsi pour ; Richmond -
Melbourne, Windsor – Saint-Grégoire-de-Greenlay, Racine –
Brompton-Gore. Dupuis lors, certains maires du Canton de
Valcourt ou de la ville de Valcourt ont occupé le poste de
préfet ou de préfet suppléant :
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2000 – 2004 |
Denis V. Allaire |
Valcourt |
préfet suppléant |
|
2004 – 2005 |
Denis V. Allaire |
Valcourt |
préfet |
|
2005 - 2011 |
Patrice Desmarais |
Canton de Valcourt |
préfet suppléant |
Canton de
Valcourt (autrefois Canton d’Ely)
Superficie: 79,64 km2
Population: 1038 personnes
Description:
Cette étendue
de terres agricoles et de forêts à érablières, entoure la ville
de Valcourt. Elle comprend également une zone mixte
résidentielle et commerciale. Le noyau villageois se développe
principalement le long de la route 222, à la rencontre du chemin
De l’Aéroport, dominé par le mont Valcourt. Ce noyau constitue
le pôle urbain de la municipalité et regroupe quelques commerces
et services (restaurant, dépanneur incluant le bureau de poste,
garage et poste d’essence, coopérative, etc.) De plus, on trouve
le parc industriel Germain Bombardier à l’angle de la route 222
et du chemin Carpentier. On trouve l’aéroport de Valcourt sur le
chemin de l’Aéroport, et également deux importantes compagnies
de transport par camions. La municipalité offre des services de
qualité et des installations fonctionnelles et modernes.
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Rangs-Chemins-Rues du Canton de
Valcourt |
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Nord-Sud |
Est-Ouest |
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Benoit, chemin |
Boscobel, chemin |
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Carpentier, chemin |
Brandy Creek, chemin |
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De l’Aéroport, chemin |
De la Montagne, rue |
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Des Pointes, chemin |
Des Champs fleuris, rue |
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Malboeuf, chemin |
Des Grandes Prairies, rue |
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Rang 10 (chemin Copping) |
Eugène Bombardier, chemin |
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Rang 2 |
Mont Valcourt, chemin |
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Rang 3 nord |
Montée Gagnon, chemin |
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Rang 3 sud |
Monty, chemin |
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Rang 8 |
Tétreault, rue |
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Roberge, chemin |
Sarto Richer, rue |
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Route 222 |
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Sainte-Anne, chemin |
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Skibérine, chemin |
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Historique:
La
municipalité du Canton de Valcourt est érigée le 1er
juillet 1855, sous le nom de municipalité du Canton d’Ely
(Township of Ely). En 1864, la partie nord de ce Township est
détachée pour former une nouvelle municipalité, Ely Nord (Maricourt).
Le premier livre des procès verbaux de cette municipalité débute
le 16 janvier 1860. Nous y trouvons une préoccupation constante
pour la création et l’entretien des routes, été comme hiver. Le
creusage de la rivière Noire est un important projet dans les
années 1930, plusieurs ponts sont construits pour traverser
d’une rive à l’autre. Il est important de se rappeler que depuis
les débuts, des élus donnent largement de leur temps au meilleur
de leur connaissance afin d’améliorer la vie de leurs
concitoyens. La vie politique fait partie intégrante du
dynamisme de la collectivité.
En 1855,
la population d’une municipalité doit élire les sept membres de
son conseil municipal; ces derniers désignent par la suite un
maire parmi eux.
En 1886,
le règlement 68 établit le nombre de rencontres à six par
année : février, mars, mai, juillet, septembre et novembre.
En 1917,
on augmente les sessions du conseil à 12. Celles-ci se tiennent
les premiers lundis de chaque mois. On décrète, selon le
règlement 130, que toutes élections ultérieures se feront au
scrutin secret en conformité avec l’article 290 et autres du
Code Municipal de la province de Québec, au lieu d’être fait de
vive voix, comme cela se faisait antérieurement. En décembre de
la même année, sur six conseillers, il est décidé de n’en
remplacer que trois à la fois, les noms des six conseillers
étant écrits sur autant de billets, et ces bulletins étant
déposés dans un chapeau, Edmond Robin est prié d’en
prendre trois, qui doivent être remplacés, soit : Jean-Baptiste
Archambault, E. J. Lapré et Nelson R. Moffatt.
En 1939,
l’assemblée décide que les sièges détenus par les conseillers
soient numérotés de un à six en commençant du côté nord de la
salle.
En 1979,
il est admis qu’un maire suppléant soit nommé à tous les trois
mois.
En 1980,
le règlement 193 décrète que soit planifiée une période de
questions aux assemblées régulières.
En 1983,
il est accepté que le maire et les conseillers aient des termes
de quatre ans plutôt que de deux ans comme il existait
antérieurement.
En 1957,
on a recourt au ministère des Affaires municipales pour nommer
rang 5 nord, la route vers Roxton Falls. En janvier 1980,
on ouvre la rue Champs Fleuris; en septembre 1981, la rue
Tétreault. Le 2 février 1987, le chemin Béthanie devient
le chemin Monty. En 1988, on ouvre le chemin Mont
Valcourt traversant le lot numéro 436 d’Est en ouest. En 1991,
on change le nom d’une partie du chemin De la Montagne pour
chemin Benoit. En 1996, on ouvre la rue Richer dans le
parc industriel. Le 3 mars 1997, on change l’appellation
du rang 4 pour chemin Carpentier, celle du rang 5 sud pour
chemin De l’Aéroport, le rang 5 nord devient la route 222. Le
parc industriel est nommé Parc industriel Germain Bombardier. La
rue De la Montagne vers l’Est part du rang 2 jusqu’à
l’intersection du chemin Monty vers l’ouest et le chemin
Boscobel part de l’intersection du chemin Monty jusqu’à la
limite de la municipalité de Béthanie. En décembre 1998,
la rue Richer devient la rue Sarto Richer. Le 9 août 1999,
on enregistre le chemin Eugène Bombardier. Le développement Au
Pied de la Montagne permet d’ouvrir la rue Montcalm et la rue
Vincent. Sur le chemin De l’Aéroport, une nouvelle rue est
enregistrée en mai 2005, il s’agit de la rue Des Grandes
Prairies.
Pour garder en mémoire la signification profonde
de l’Année sainte de 1950, Joseph-Armand Bombardier
installe une croix lumineuse de 80 pieds de hauteur et de 27
pieds à chaque bras. Comme le chapelet qui compte 59 grains, la
croix compte 59 ampoules électriques. Depuis ce temps, elle
s’illumine au coucher du soleil, elle guide les voyageurs,
veille sur la population et protège la montagne.
Depuis 2002, une enseigne annonce le Canton de
Valcourt à l’intersection du chemin De l’Aéroport et de la route
243. Ce panneau de bienvenue est dessiné par Patrice Paquette,
designer. Des fleurs vivaces composent son paysagement. L’aster
de la Nouvelle-Angleterre, petite fleur violette qui pousse
facilement dans notre région s’apprête à proliférer. Il s’agit
de l’emblème floral du Val-Saint-François.
On se demande
encore d’où vient le nom de Valcourt, il faudra bien s’entendre
un jour sur le sens qu’on veut lui donner. Il se peut bien qu’on
ait nommé un Pierre-Jean-Jacques venant du Val Court comme le
faisaient souvent nos ancêtres. Les Du Val, Des Prés, Beau
Champ, Des Ormeaux, La Voie, Le Houx, Vaillant Court proviennent
tous d’une association d’idées. Ce peut être à cause d’un
élément de la topographie, la courte vallée : lieu bas où les
eaux peuvent s’accumuler.
Dès la fin du
19e siècle, un système d’aqueduc a tenté de
s’implanter. En 1888, un dénommé Philias Bombardier
obtient la permission (tolérance) du
conseil municipal d’installer des tuyaux d’aqueduc le
long du rang 5, à condition de ne causer aucun dommage aux
fossés et chemins. On accepte alors de lui verser 6$ par année,
pour une auge qu’il posera et entretiendra sur la place
publique. Cette auge désaltère les chevaux jusque vers les
années 1940. Elle est située en face du bureau de poste actuel.
Deux ans plus tard, les travaux d’élargissement allant bon
train, Philias Bombardier se plaint que toutes sortes
d’obstructions nuisent à l’exploitation de son aqueduc. Le
conseil, n’ayant jamais pris d’engagement à ce sujet, lui répond
qu’il peut toujours aller installer ses tuyaux ailleurs, s’il
n’est pas satisfait. En 1892, Philias Bombardier désirant
obtenir le monopole d’exploitation d’un aqueduc dans la
municipalité essuie un refus catégorique. On lui offre 75$ en
guise de dédommagement, tout en le sommant de renoncer à tout
autre recours éventuel. En retour, la municipalité s’engage à
éviter les obstructions indésirables en ne mettant que de la
grosse pierre, ainsi elle peut continuer à macadamiser le chemin
du rang 5, sans interventions importunes.
Ernest Bombardier, fils de
Félix, a continué le travail de son arrière grand-père Philias.
En 2006, il nous raconte, qu’il a lui-même posé et réparé vers
1925 des conduites d’eau faites en mélèze. Il s’agissait de
troncs d’arbres de 10 pieds de longueur, que les hommes
creusaient avec une tarière. C’était une mèche forgée, vrillée
et coupante, de deux pouces de diamètre appelée gouge, qui
ramenait la pulpe dans une auge, sorte de demi-cylindre, de 15
à 18 pouces de long qu’il fallait vider souvent. Le tout était
tenu en place par un arbre moteur (shaft).
Ces troncs droits étaient
enfouis à une profondeur d’environ trois pieds dans le sol et
entourés de gravelle. L’eau circulant dans la conduite
garantissait une bonne étanchéité, cependant, un petit nœud de
branche disloqué, une racine de la grosseur d’un cheveu qui
proliférait, ont causé des problèmes difficiles à localiser.
On les appelait « pipe », mot
anglais pour tuyau. Ce conduit partait du terrain du Dr
Archambault, traversait le village jusqu’aux 4 coins (Gaz
bar). Un bout a été changé vers 1930, le reste, 5 années plus
tard. Les joints de cet ingénieux système sont décrits ainsi:
le bout mâle taillé en entonnoir entrait dans le bout femelle
taillé en creux, celui-ci devait être cerclé de fer pour
l’empêcher de fendre, le tout était assemblé au marteau.
Ernest Bombardier, né en 1917 a
aujourd’hui 89 ans. Il se rappelle qu’à cette époque, des
particuliers bénéficiaient de cette forme d’aqueduc (pump
log). Quand les tuyaux de fer sont arrivés, on les a installés
dans la prairie à côté de ceux en bois. Le deuxième aqueduc
fut installé entre 1910-1915.
Chez Pépin,
chemin Carpentier (rang 4), une source est utilisée pour aider à
fournir les deux autres aqueducs du village. Une cabane abrite
la pompe. À la limite du village, sur la route de Maricourt, sur
les lieux d’un puits, le réservoir a l’allure d’un garage de
ciment. On l’a longtemps appelé l’aqueduc du Dr
Archambault. En 1952, on construit un réservoir d’aqueduc de 100
000 gallons. Dans les années 1960, une douzaine de rues
s’ajoutent, un autre puits est exploité dans le rang 5.
Les ententes évoluent avec le temps. La compagnie
Bombardier, prenant de l’expansion, la ville de Valcourt paie
précisément 1 243 740$ pour installer les infrastructures afin
de pouvoir pomper l’eau très pure du lac Bowker à une quinzaine
de milles et ensuite la distribuer dans Lawrenceville,
Bonsecours et une partie du Canton de Valcourt. Comme la
surveillance de la qualité de l’eau doit être quotidienne,
Gilles Gravel et Jean-François Gargano, employés municipaux
suivent la formation du Programme de qualification des
opérateurs en eau potable.
Au Canton de
Valcourt, depuis les années 1970, une quarantaine de maisons
mobiles sont installées dans le parc du Haut-Bois sur le chemin
De l’Aéroport (rang 5 sud). En 1994, le propriétaire, Léonard
Bombardier, voyant que son champ d’épuration ne rencontre plus
les normes environnementales, demande à la municipalité d’être
raccordé à l’usine d’épuration de la ville de Valcourt. Des
travaux étant prévus pour remplacer la conduite d’aqueduc du
rang 5 sud, il apparaît possible d’y adjoindre les tuyaux
d’égout. En 1996, à partir de ce lieu et suivant le chemin De
l’Aéroport (rang 5 sud), tout en desservant les propriétés
privées, de nouveaux tuyaux d’aqueduc et d’égout sont
installés. C’est le groupe Steica Inc. qui obtient le mandat de
produire les plans et devis pour prolonger le réseau d’aqueduc
et d’égout. La municipalité du Canton de Valcourt verse un
montant de 30 000$ à même son fonds général. En vertu de
l’entente survenue avec le ministère des Affaires municipales,
348 748 $ restent à amortir.
Au milieu du 19e siècle, les
investisseurs de Boston et de New York développent des lignes
vers l’ouest et pensent à monter vers le nord. Plusieurs hommes
d’affaire canadiens s’impliquent et des réseaux se développent :
Saint-Hyacinthe en 1848, Acton Vale-New Durham-Richmond en 1851,
Sherbrooke en 1852, Farnham en 1859, Granby en 1860, Waterloo en
1861, la voie s’arrête à Frost Village en 1862. Plusieurs
compagnies sont créées, puis démantelées.
En 1870, la Missisquoi and Black River Valley
Railway Co est incorporée (M & BRV Ry Co).
Dès lors, les directeurs
provisoires (Léon Bombardier était de ceux-là) sont mandatés
dans les différentes municipalités pour la vente d’actions. Le
22 mars 1873, le Canton d’Ely autorise (règlement no
38) la souscription de 20 000$ payable au fur et à mesure de la
progression du chemin à « lisses de fer », après certification
des travaux par l’ingénieur en chef, et à la condition que
celui-ci traverse la municipalité à un demi-mille à l’Est ou à
l’ouest de l’église catholique romaine.
Le 15
septembre 1874, une foule de près de mille personnes sont
témoins de la cérémonie d’ouverture des travaux. Les premières
brouettées de terre sont chargées et transportées par des
notables, en commençant avec l’abbé E. Springer, curé de
Valcourt et directeur de la compagnie. Un dîner pour une
centaine d’invités est offert dans le jardin en face du
presbytère de Valcourt. Tout l’automne, les travaux vont bon
train. L’automne suivant, le conseil délègue quatre personnes
pour vérifier les livres de la compagnie, car celle-ci s’avère
en difficultés. Les subventions sont trop basses. Pour un projet
semblable, d’autres lignes ont reçu jusqu’à 4 000$ du mille, la
M & BRV Ry Co ne reçoit que 1 700$ du mille. Des délais, des
tergiversations, des frustrations, le projet piétine…
En 1879, le
député de Missisquoi, Ernest Racicot intervient en Chambre en
faisant appel à l’égalité avec les autres chemins de fer. Devant
la rigidité du Premier Ministre Chapleau, un journaliste va
jusqu’à dire que la seule possibilité d’en arriver à des
résultats positifs serait le renversement du gouvernement. Neuf
ans plus tard, en 1888, le gouvernement d’Honoré Mercier laisse
entendre qu’il peut avancer l’argent pour compléter la ligne. La
compagnie est maintenant sous le contrôle de la Central
Vermont Railroad Co, mais lors d’une deuxième rencontre, les
officiers admettent que le passif est de 200 000$.
Le 12 juillet
1888, une nouvelle compagnie reçoit son incorporation :
Orford Mountain Railway Co. Lawrenceville est relié au
début de l’hiver 1889. En février 1892, le conseil du
Canton d’Ely reçoit les promoteurs. Ceux-ci expliquent que
l’ancien tracé doit être abandonné pour passer plus loin du
village : ce qui en raccourcissant le chemin allège les travaux.
Le conseil n’est pas disposé à
changer le trajet, alléguant que ce ne serait pas utile pour la
partie centre d’Ely. Pour faire entendre ce point de vue,
en mai, le conseil délègue deux représentants à Québec, mais il
semble que cette objection ne dérange pas les promoteurs qui
continuent à négocier des ententes. Le 9 décembre 1892, un
article dans le journal Waterloo Advertiser confirme que la
ligne Eastman-Kingsbury est complétée sur une distance de 26
milles. La municipalité finit par éponger sa dette vers 1903.
L’avènement
des communications par chemin de fer apporte une belle période
de prospérité à toute la région. Des communications régulières
(quatre trains par jour à l’année), desservent bien les
commerçants, les industriels, les petites entreprises et la
population en général. Le Canadien Pacific se porte acquéreur de
ce tronçon en 1910, portant ce système de transport à son apogée
entre 1910 et 1920. Peu après, le service est réduit à deux
trains par jour. En 1949, le service est abandonné entre
Kingsbury et Valcourt; en 1965, le Canadien Pacific abandonne
les opérations entre Valcourt et Eastman. Les chemins étant de
plus en plus carrossables, l’automobile, les autobus et les
camions prennent le relais.
Rivière
Noire
Dès 1860,
les premiers colons constatent que la rivière Noire s’écoule
paresseusement, car la pente du terrain est trop faible. Lors du
dégel, les prés sont inondés et toutes sortes de débris restent
sur place. Ils constatent que ces terres riches en alluvions,
pourraient être deux fois plus rentables. En 1934, le conseil du
Canton d’Ely s’adresse au ministre de la Colonisation en ces
termes: « Nous demandons un octroi au plus haut pourcentage
possible, les intéressés sont prêts à faire leur part ». La
rivière a été creusée et redressée.
Sur cette
rivière, nous retrouvons quatre ponts publics: le pont du chemin
Benoît, le pont de la rue De la Montagne, le pont Skibérine et
le pont Copping. Deux autres ponts existent au pied de la
montagne, ce sont des ponts privés: le pont du chemin du Mont
Valcourt (ancien pont du village sur le ruisseau Brandy Creek,
fait en arc de cercle), et le pont du chemin Eugène Bombardier.
En 1861, la municipalité autorise la
construction d’un pont sur la rivière Noire, au lieu appelé
Boscobel. Celui-ci a coûté 227 livres, 3 schillings et 4
deniers. En 1892, Georges Copping est autorisé à
remplacer le tablier du pont Copping avec du madrier de six
pieds ayant deux pouces d’épaisseur. Il est payé 10$ pour ce
travail. La municipalité fournit les madriers et les clous,
l’entrepreneur fournit les palâtres nécessaires et resserre les
chevilles (bolts). En 1949, ce pont n’était plus assez
large; affaibli par l’usure, il est devenu dangereux. On fait
appel au gouvernement. Cette demande est réitérée en 1956
et 1957. Les minutes du conseil
sont muettes sur les résultats de ces démarches. En 1994,
une subvention de 45 000$ est accordée, pour la réfection des
éléments structuraux seulement, et le contrat est alloué à
Construction Desourdy Inc. pour une somme de 94 931,29$.
La ruisseau
Brandy Creek se jette dans la rivière Noire. Il y a deux ponts
sur cette rivière: le pont de bois sur le chemin Brandy Creek et
le pont du village (Grégoire). En 1862, le conseil du
Canton d’Ely accepte les plans de Cyrille Quintal pour la
construction du pont situé sur la route 5, tout près de l’église
actuelle, pont Grégoire.
En 1907,
un nouveau pont en fer de 16 pieds de largeur est
construit. La corporation municipale fournit le cèdre pour les
soliveaux et les madriers pour le tablier, et reconstruit les
culées en laissant 50 pieds entre celles-ci.
En 1955,
la construction du pont du chemin « Brandy Creek »
est acceptée et tel que convenu les dépenses sont partagéesentre
les deux municipalités Ely Nord et Canton d’Ely.
En 1956-1957, deux octrois sont alloués
par le ministère de la Colonisation au montant de 4 645,59$ pour
ce même pont. En décembre 1990, des travaux pour la
réfection de la structure sont évalués à 7 000$.
Divers
Clôtures
En 1898,
est-ce un souci d’uniformisation ? La municipalité du Canton
d’Ely offre le fil de fer barbelé aux agriculteurs pour
remplacer les clôtures de perches. Il leur fallait fournir des
piquets de bonne qualité aux huit pieds, et y ajouter « cinq
broches régulièrement clouées à chaque piquet avec de bonnes
crampes ». Si on fournissait un « wall » de roches de 18
pouces de hauteur, on pouvait mettre seulement quatre broches.
Juin 1913-
L’étiquetage falsifié des produits de l’érable, tout en trompant
le consommateur faisait tort aux agriculteurs. Les ministres de
l’Intérieur et de l’Agriculture sont sollicités afin de faire en
sorte que l’acte des Falsifications soit amendée pour empêcher
que l’on se serve du mot « érable », ou d’aucun dérivé de ce
mot, sur les étiquettes des paquets contenant des sucres et
sirop à moins que ce soit sur des paquets ou bidons contenant le
véritable produit, garanti pur, de l’érable.
Observance du dimanche
Juillet 1924-
Comme certains employeurs obligent leurs ouvriers à travailler
le dimanche, le conseil
s’adresse au Premier Ministre de la Province pour lui demander
une loi concernant le repos du dimanche en tant que mesure
nécessaire pour protéger la famille et la société.
Événements
majeurs
1917-1918:
épidémie de grippe espagnole
1921-1922:
année de sécheresse
1949: hiver
sans neige abondante
1950: nuées
de sauterelles (par voiliers)
Dès 1887, nos ancêtres, pour contrer les
tragédies causées par le vent, la foudre ou le feu, crée et
administre par leur conseil de municipalité, une Compagnie
d’Assurance Mutuelle. Le montant de l’inscription est prélevé
par le secrétaire trésorier dans les 30 jours qui suivent l’avis
public. En 1893, 50 membres y souscrivent, tel que requis.
En 1900, Olivier Petit reçoit une indemnité de 90$ pour sa
grange abîmée par le vent. En 1915, une somme de 1 150$ est
accordée, à Cléophas Champigny, pour propriété détruite par le
feu. En 1924, une somme de 2 000$ est remise à dame Louis Monty,
car son fils est tué par accident alors qu’il charrie du gravier
pour la corporation. En 1942, la compagnie n’assure plus contre
les pertes causées par le vent. Le 22 décembre 1956, la
compagnie est dissoute. Espérons qu’elle a rendu les services
escomptés. D’autres instances prennent la relève.
Électricité
L’électricité, comme bien d’autres améliorations,
s’implante lentement. Souvenons-nous qu’au début du siècle,
l’éclairage se fait à la lampe à l’huile. En novembre 1909,
l’électricité fait son apparition dans le village de Valcourt.
Georges Cousineau installe une dynamo dans son moulin, actionnée
par un moteur à vapeur ou turbine hydraulique. Il fournit 15
lampes, au montant de 75$ par année, pour éclairer les rues du
village. Nous lisons dans les minutes de la municipalité que le
conseil délègue Napoléon Courtemanche et Simon Malboeuf pour
choisir le site des différentes lampes électriques. Ce moulin
produit de l’électricité de la brunante jusqu’à 23 h. Des
compteurs sont installés dans les maisons.
En 1929, le
conseil du Canton d’Ely donne
le droit exclusif de vendre le courant électrique à The
Mansonnville Utilities Ltd pour une durée de 20 ans.
En 1937, sans
doute insatisfaits du service, ce même conseil donne le droit de
construire une ligne de transmission électrique à Joseph Dupont
et Associés, à condition de se soumettre aux règlements de la
Commission d’électricité de la province de Québec. En 1939, la
Southern Canada Co. Ltd se voit accorder le droit de poser deux
lampes électriques, une à l’intersection du chemin conduisant à
Racine et l’autre, au chemin conduisant à Valcourt. Dans les
années 1940, le courant électrique est constant dans le village,
mais le territoire, dans son ensemble, est éclairé de façon
variable et inégale jusqu’à la nationalisation de l’électricité
par Hydro-Québec dans les années 1960.
L’immense
catastrophe environnementale qu’a connue le Québec en 1998,
faisant tomber les branches sous le poids de la glace,
sectionnant les fils d’Hydro-Québec, détruisant les forêts dont
beaucoup de nos érablières, paralysant la vie pendant plusieurs
semaines, transparaît évidemment dans l’administration publique.
Dans le Canton de Valcourt, une subvention de 10$
par jour est accordée à tout propriétaire privé d’électricité
pour les secteurs rue De la Montagne (1 jour), route 222 (2
jours), rue Tétreault (2 jours), rang 3 nord (5 jours), chemin
Brandy Creek (5 jours) et le rang 8 (2 jours). Une aide
financière de 11 654$ est réclamée au ministère de la Sécurité
publique pour venir en aide aux sinistrés.
Selon les
minutes du conseil d’Ely, en
1884, la compagnie de téléphone offre de poser les fils et les
poteaux afin d’établir une ligne téléphonique entre le Canton
d’Ely et Waterloo, à condition que les poteaux soient fournis.
En 1888, le conseil du Canton d’Ely va plus loin en demandant
que ce service soit étendu aux places voisines aux mêmes
conditions.
En 1890, la
Citizens’ Telephone Co. s’implante à Waterloo et fournit le
service jusqu’à Sherbrooke et jusqu’à Roxton Falls en passant
par Valcourt. Cette compagnie fait faillite en 1897. Louis
Paré, de Granby, rachète et revend deux années plus tard à The
Bell Telephone Co. En 1901, la compagnie Valcourt Telephone est
créée. Le système s’installé au magasin général jusqu’en 1912,
puis dans le cabinet du Dr Langlois jusqu’en 1919. Le
curé de Sainte-Marie d’Ely, Jean Nichol Boucher prend
l’initiative de créer The Saint Mary’s Telephone System Ltd en
1916 et l’entretient jusqu’en 1922. C’est Joseph Lapré, de
Racine qui en achète les actifs pour la somme de 6 000$. Il
achète également les systèmes des municipalités environnantes.
Avec sa famille, il assure la stabilité du service
jusqu’en 1939. Ce fonds de commerce est racheté pour la somme de
19 000$ par Adrien Phaneuf, électricien et son épouse Liliane
Dyon. Le Syndicat coopératif de téléphone de Valcourt voit le
jour le 26 février 1945. En 1968, celui-ci devient l’Association
coopérative de téléphone de Valcourt, aujourd’hui CoopTel.
Marie Pépin témoigne de son vécu
dans Aux sources de notre histoire familiale Pépin-Bernier,
édité en 1999 : En 1931, Alexandre Bernier,
propriétaire, acceptait à perpétuité, une servitude en faveur
de la Compagnie Bell Telephone of Canada, sur le lot 300, pour
la construction et l’entretien d’une ligne téléphonique. (Acte
enregistré à Waterloo, B101, no 92486). « Quelle
amélioration que cet appareil posé près de la porte avant.
C’est une ligne à plusieurs abonnés, il nous fallait compter
le nombre de coups : notre code était deux longs, quatre
courts ». Il y eût bien quelques indiscrétions.
Au printemps
1932, le Canadien Pacific Railway ne donnant plus qu’un service
de trois jours par semaine, le conseil du Canton d’Ely demande
au ministre des Postes d’établir un service postal régulier et
quotidien. Dans les années 1950, le gouvernement fédéral
construit un bureau de poste en face de l’église. Dans les
années 1980, la ville achète la bâtisse au montant de 12 000$
pour la transformer en Maison des Jeunes. Le nouveau bureau de
poste est situé aux coins des rues Desranleau et Saint-Joseph.
En 2004, les lieux étant devenus exigus, on décide de poser des
boîtes aux lettres dans les quartiers les plus éloignés. La
réception et l’envoi du courrier sont intégrés dans la même
boîte.
Depuis les
débuts de la colonisation, les chemins sont une préoccupation
constante. En avril 1913, le règlement 116 en vertu de la
Loi des Bons Chemins de 1912, ordonne le macadamisage et le
gravelage des chemins municipaux. Le macadam étant décrit comme
une assise de chaussée formée de pierres concassées, cylindrées
et agglomérées avec un agrégat sableux. En octobre, le maire et
le secrétaire trésorier sont nommés responsables d’acheter de la
compagnie International Harvester of Canada Ltd, un rouleau à
combinaison de gazoline et de pétrole J H C, un engin portatif,
un concasseur Champion, un arrosoir en acier Champion à deux
chevaux et un wagon épandeur à deux chevaux. Avec cet
outillage, sont faites certaines parties du chemin principal, la
descente de Racine, des chemins Racine et West Ely,
la route entre le rang 5 et le rang 6, le chemin Richmond, les
rangs 5, 7, 8, 9 et 11, le chemin Sainte-Marie et le chemin Des
Pointes.
En 1914,
afin de pouvoir circuler l’hiver dans les beaux chemins qui
viennent d’être faits, le conseil du Canton d’Ely défraie la
moitié du coût du rouleau à neige qu’Adélard Catudal achète,
pourvu qu’il serve à rouler les chemins publics pendant l’hiver.
L’entretien des chemins gravelés étant un souci chronique, la
municipalité demande le soutien gouvernemental en 1928.
Dès l’année suivante, les besoins augmentent: « que la demande
soit faite pour arroser, avec solution de chlorure de calcium,
sur une distance d’environ un mille : soit à partir de chez
Edmond Robin, traversant le village jusqu’au pont Grégoire »
afin d’empêcher que la poussière lève. A ce moment, le village
se compose de la rue principale. On engage un homme à
l’entretien. Son salaire est de 25 cents l’heure et on paie pour
la location de son cheval.
En 1959,
le Canton d’Ely, par le règlement 185 autorise l’achat d’un
camion pour l’entretien des chemins en hiver. Quelques années
plus tard, on achète un deuxième camion; suit l’achat d’un
garage et de matériel d’entretien. Dix ans plus tard, on vend
tout par soumission.
En 1967,
Réal Construction obtient le contrat d’ouverture des chemins
pour une période de cinq ans.
En 1994,
le chemin Monty (3 km) et la rue De la Montagne (1.1 km) sont
pavés sur une distance de 4,1 kilomètres et ce pour un montant
de 240 000$.
En 1995,
l’entretien du rang 2 est réparti entre Racine et le Canton de
Valcourt.
En 1996,
l’intersection du rang 10 et du chemin Boscobel préoccupe
également nos élus, un mandat est donné à la firme d’arpentage
de Marc-André Bélanger pour cadastrer et subdiviser les lots 708
à 716 du cadastre du Canton d’Ely dans le but d’officialiser
l’assiette du chemin public.
1906-
On ramassa 300$ lors d’une souscription volontaire pour acheter
une pompe à feu (aspirante/refoulante). Selon la description
d’Ernest Bombardier, huit hommes sont requis pour l’actionner,
et la pompe contenait quatre cylindres de six pouces de
diamètre. Le conseil refuse de rembourser les investisseurs,
mais il a accepté de compléter l’outillage pour une somme de
25$.
1929-
Quatre bassins, faits de roches et de mortier sont constamment
gardés plein d’eau. Une vingtaine d’hommes se relaient pour
former une équipe de volontaires au cours des années.
Georges-Omer Malouin, qui a été pompier pendant 45 ans,
est de ceux-là. Il se rappelle qu’un feu déclaré chez Diogène
Bombardier est éteint assez vite avec le système du temps.
1931-
La première caserne d’incendie est construite à l’endroit actuel
de l’hôtel de ville de Valcourt. Le conseil y fait ses réunions
au deuxième étage.
1953-
Le village achète un camion à incendie d’une capacité de 500
gallons. A ce moment, des bornes-fontaines assurent
l’approvisionnement.
1959-
Par un souci de réaction rapide en cas de feu, une sirène
est installée en permanence et doit être activée quotidiennement
à 21h. Cet exercice quotidien permet de s’assurer de son bon
fonctionnement, mais les hauts cris de la population permettent
que cet exercice préventif s’effectue à midi. Les citoyens
peuvent y ajuster leur montre pendant des années jusqu’à ce
qu’une entente avec la coopérative téléphonique de Valcourt
assure un relais instantané avec la guérite du gardien de
l’usine Bombardier, lui-même relié à la caserne.
1966-
Pour mieux servir ses contribuables, les élus décident d’acheter
des équipements (pompe et boyaux) et suspendent leur aide aux
municipalités environnantes.
1973-Un
service d’incendie inter municipal s’organise, la municipalité
de Valcourt achète un camion échelle au coût de 78 000$.
1974-Une
deuxième caserne de pompiers est inaugurée, on compte 36
pompiers volontaires et 5 camions à incendie, tous identifiés
par leur nom : Bertha, Hercule, Choupette, Citerne 1, Citerne 2.
La nouvelle caserne est située tout près de la première bâtisse
qui devient alors l’hôtel de ville. 1980-Une entente est
faite avec la compagnie Bombardier à l’effet de libérer les
travailleurs de l’usine sur les heures de travail en cas
d’urgence.
1996-
La Commune des Incendies achète un camion à incendie au coût de
210 000$.
1998-
Construction d’un poste d’incendie
satellite à Racine
1999-
Adhésion de Bonsecours dans l’entraide
contre les incendies
2000-
Remplacement d’un camion
2004-
Les municipalités membres de la Communes des Incendies lance un
projet de création d’une régie inter municipale des
incendies devant remplacer la dite Commune.
2005-
La charte est acceptée, la nouvelle régie est crée et entre en
fonction à partir du premier janvier 2006 sous l’appellation
de : Régie Inter municipale de Protection contre les
Incendies de Valcourt (RIPIV). Elle se compose des
municipalités suivantes : Valcourt, Canton de Valcourt,
Bonsecours, Racine, Lawrenceville et Maricourt.
Un nouveau
camion autopompe est acquis par la commune des incendies. A
cette date, on compte 99 bornes-fontaines accessibles dans la
ville de Valcourt et 15 dans le Canton de Valcourt. La
superficie du territoire est maintenant de 327,47 kilomètres
carrés et 6 329 habitants sont protégés par trois casernes. La
brigade en incendie est bien formée afin de répondre aux
situations d’urgence (sauvetages également). La brigade fait
régulièrement des exercices de prévention dans les écoles, les
résidences de personnes âgées et auprès de tous les groupes qui
en font la demande.
2006-
La Régie Inter municipale et la brigade des pompiers, sous la
responsabilité de la MRC, sont en train d’élaborer un schéma de
couverture de risques en incendies.
Avec l’arrivée de la consommation industrielle,
les matières résiduelles augmentent de façon exponentielle. Que
faire des cartons, matières plastiques, bouteilles, canettes et
boîtes de conserve, etc.?
En 1971, le ramassage des vidanges débute
dans le Canton de Valcourt. Les gens intéressés à ce service
doivent négocier personnellement avec Jean-Rock Gagné. Dès
1972, pour le village et le canton de Valcourt, la
cueillette obligatoire est instituée. Les détritus sont
transportés par Bessette et Fils sur un terrain rocheux à
Sainte-Anne-de-la-Rochelle.
En 1991,
la municipalité du Canton de Valcourt rejoint la
Municipalité Régionale de Comté (MRC) du Val-Saint-François afin
d’exploiter le site d’enfouissement situé dans la municipalité
du Canton de Melbourne. La cueillette sélective est établie au
coût de 12,50$ par logement pour une durée de trois ans. En
2002, le règlement (305-2002) établit une nouvelle entente
en matière de gestion collective dans laquelle sont impliquées
18 municipalités: Bonsecours, Canton de Cleveland, Kingsbury,
Lawrenceville, Maricourt, Canton de Melbourne, Racine, Richmond,
Sainte-Anne-de-la-Rochelle, Saint-Claude, Saint-Denis-de-Brompton,
Saint-François-Xavier-de-Brompton, Stoke, Ulverton, Canton de
Valcourt, Valcourt, Val-Joli et Windsor.
En 2004,
le Canton de Valcourt appuie le projet d’un Eco-Centre et
convient de la nécessité d’agrandir le site d’enfouissement
sanitaire, mais quoique la ville de Valcourt accepte d’y inclure
de nouveaux partenaires, cette idée ne remporte pas l’adhésion
de la majorité.
En 2005,
la MRC est mandatée pour faire l’achat de bacs de 360
litres. Ces bacs sont distribués aux particuliers dans le Canton
de Valcourt. La collecte sélective est transportée à l’usine de
traitement à Sherbrooke. Comme le mandat du transporteur prend
fin en décembre 2006, la gestion de ce volet non reluisant de la
vie collective demeure préoccupante. Nul doute que tous les
citoyens sont concernés
En 1992, dans un but de développement régional à
long terme, la ville de Valcourt approche quelques municipalités
afin de former un comité d’étude. Racine, Lawrenceville,
Bonsecours, Sainte-Anne-de-la-Rochelle, Canton de Valcourt et
Valcourt en font partie. Grâce à une mise de fonds de 125 000$
et à un prêt du ministère des Régions, du même montant, la CPIVR
peut acheter VALAC, situé à l’intersection de la route 243 et du
chemin De l’Aéroport.
Dans la vision des édiles municipaux, ces lieux
doivent servir d’incubateurs d’entreprise, c’est-à-dire aider
des compagnies à partir en affaires : c’est là le concept d’un
motel industriel. Peinture Cyclone loue un local pendant un
certain temps, par la suite, il achète l’édifice. Claude
Blanchard s’y installe pour faire la transformation du métal.
En 1993, la
laiterie de Lawrenceville est ravagée par un incendie; les
pertes d’emploi affectent automatiquement la région. Il faut
réagir. Comme par le passé, l’entraide joue pour aider à
reconstruire la bâtisse. Lawrenceville investit pour les 2/3 du
projet et les autres localités participantes au Comité de
Promotion Industriel de Valcourt et Région (CPIVR), à des
niveaux moindres. Plastique Gagnon est le premier à profiter des
lieux puis vend à IPL Estrie. Il s’agit du Motel
Industriel de Lawrenceville.
Parallèlement à l’implication régionale, le
Canton de Valcourt et la ville de Valcourt travaillent
conjointement pour développer un parc industriel, lequel est
fonctionnel en 1994. Un terrain est donné au Comité de
Promotion Industrielle de Valcourt et Région. Grâce à des dons
substantiels, Sarto Richer (50 000$), Germain Bombardier (25
000$), Normand Carpentier (25 000$), auxquels s’ajoute une
campagne de financement, les édiles peuvent disposer de 256 000$
pour démarrer le projet. Les deux municipalités investissent
au-delà de 1M$ pour assurer les infrastructures: aqueduc, égout,
gaz naturel. Des entrepreneurs indépendants sont approchés pour
construire les édifices. NOMA, en provenance de Toronto, loue
son espace et fabrique du filage électrique pendant cinq ans.
Cette compagnie s’est retirée depuis. D’autres compagnies sont
actuellement localisés dans le parc : Spécialty Bolts & Screws (SBS),
Mirazed qui fait, entre autres, des décalques pour apposer sur
les véhicules (il s’agit d’un processus de fabrication unique au
Canada) et Eco-Pak (fabricant de Kits d’accessoires inclus dans
la livraison des véhicules récréatifs). En 2006, sept édifices
sont en place.
Le Parc
Industriel est situé dans le Canton de Valcourt, il est
accessible par la rue Sarto Richer. Sa superficie totale est de
1 500 000 pi2, sa superficie disponible est de 900
000 pi2.
Le prolongement d’un réseau de gaz naturel,
desservant les municipalités de la ville et du Canton de
Valcourt, a été autorisé en 1995. La ligne provient
d’Eastman et dessert l’église, le presbytère, la salle
paroissiale et les industries.
Pour bien situer les instances impliquées,
mentionnons que le centre administratif de la Municipalité
Régionale de Comté (MRC) est à Richmond et que le Centre
Local de Développement est à Windsor. Établir un sentier
récréotouristique correspond à une vision d’ensemble telle que
se rattacher à la Route verte. Le bien fondé d’un tel projet
s’impose étant donné que la rue appartient aux motorisés, et
qu’on s’y aventure en affrontant la vitesse, le bruit et les
émanations. Marcher et pédaler à bicyclette sont des
moyens à portée de tous pour s’aérer le corps et l’esprit.
Les édiles municipaux, conscients des valeurs
sous-jacentes, acceptent de participer aux coûts d’aménagement.
Le comité de la piste cyclable a projette d’utiliser l’ancienne
voie ferrée qui, dès 1965, a été dégarnie de tous ses matériaux
de bois ou de fer, le tout étant laissé à ceux qui veulent bien
charroyer et recycler le tout. En 1998, le secteur du rang 3 sud
jusqu’à Racine et en 1999, Valcourt-Lawrenceville sont ouverts
au tourisme récréatif. On demande au ministère des Transports
d’asphalter l’accotement du chemin de l’aéroport sur deux
kilomètres.
En 2004, un
coordonnateur est engagé par le Centre Local de Développement (CLD)
pour développer des sentiers récréotouristiques
multifonctionnels.
Dans ce
chapitre, nous avons tenté de relever les points majeurs du
développement de la vie municipale qui s’étend sur plus d’un
siècle. Il nous a fallu trier, classifier et synthétiser les
informations. Vous y trouverez évidemment des oublis. Nous
savons, par ailleurs que d’autres instances viendront compléter
ce vaste tableau.
Sources :
Alphonse-Raymond Desjardins; Valcourt
et sa région, 1976
Stéphanie Benoit;
Rapport de recherche sur l’histoire des cantons d’Ely et de
Stukely, 2000
Marie Pépin;
Aux sources de notre histoire
familiale, Famille Pépin-Bernier, 1999
Procès-verbaux des municipalités de Valcourt et du Canton de
Valcourt